Récits/ photos de sorties càp, vélo, rando, course d'orientation, raids. Pour être toujours proche de la nature.
Le travail offre parfois de belles opportunités, cette fois- ci ce fût un déplacement en Inde.
L'Inde, ce pays où j'avais envie d'aller depuis quelques années, attirée par son folklore, ses épices, ses couleurs, la tolérance des indiens, tout simplement la différence.
Fin septembre, c'est la fin de la mousson, il y fait encore chaud 34-35°C et le taux d' humidité est de l'ordre de 60-65%. La campagne était bien verte. Il n' était pas question d'aller faire un petit footing, trop chaud, trop de moustiques et de pollution!
Parc en ville
Atterrissage à 1h du matin, il faisait encore très lourd mais quelle ne fût pas ma surprise en sortant de l' aéroport, c'était encore pire! ce dernier était climatisé... En fait tout est climatisé: taxis, hôtels, restaurants, bureaux, et l'on est soumis 50 fois par jour à des chaud/ froid qui finissent par nous donner un bon rhume.
Après le travail, j'ai eu l'occasion de visiter un peu la "petite" ville de 4Mo d' habitants, un village selon mes collègues indiens, où les traditions et les ragots sont encore bien ancrés: les
RdV galants dans un appartement sont suspects si les 2 ne sont pas mariés
Le centre des villages n'est pas bâti de la même façon que dans les villes méditerranéennes, il n'y a pas de place centrale avec des rues qui partent de cette place en étoile. Tout n'est qu'entre laçage de rues et ruelles. Les couleurs sont omniprésentes, sur les marchés, dans les magasins...
Si l'on a un petit coup de blues, il faut jeter un oeil dans les magasins colorés et tout d'un coup ça passe!
En revanche, les couleurs n'excluent pas la pauvreté de la majeure partie de la population. C'est le paradoxe d'un pays en voie de développement: d'une part des multinationales sont accueillies dans le pays et s'y installent, elles baissent leur coûts de production et permettent aussi d' élever le niveau de vie d'une certaine population, d'autre part une autre population reste sur le bord de la route, condamnés à être d'une caste inférieure.
Ce phénomène de pauvreté n'est pas lié seulement à l'Inde mais était très visible lors de mon séjours. Je garde en mémoire beaucoup d'images mais comment en dire plus?
L'arbre qui ne meurt jamais: en effet, sur les branches il y pousse des racines qui grandissent jusqu'à s' ancrer de nouveau dans le sol...
Retour à Mumbai par la route, ce fût une épopée à chaque mètre: les voitures sont des fois à 3 ou 4 côte à côte, presque sur les bas-côtés pour doubler, ça double à droite ou à gauche, en fait là
où il y a de la place, les dos d' âne font 30 cm de haut (voitures surbaissées à banir!), il faut les passer en 1ère. Les camions n'ont pas de freins, quand on les double mieux vaut
klaxonner jusqu' après les avoir dépassés... la route, ah! toute une histoire.
Après 10 jours de déplacement je suis lessivée (et même beau-o-o-o-o-coup plus), contente d'être sortie du quotidien mais contente aussi de reprendre un entraînement sérieux pour préparer de la saison d'hiver!